AMAL HELALI¹, KHADIDJA BENCHACHOU², LEYLA METAHRI³, NAZIM BELLIFA⁴
¹ Laboratoire de Pharmacognosie, Département de Pharmacie, Faculté de Médecine, Université Abou Bekr Belkaid, Tlemcen, Algérie
² Laboratoire d’hydrobromatologie médicale, Département de Pharmacie, Faculté de Médecine, Université Abou Bekr Belkaid, Tlemcen, Algérie
³ Service d’ophtalmologie, CHU Tlemcen, Algérie
⁴ Laboratoire de Pharmacognosie, Département de Pharmacie, Faculté de Médecine, Université Djillali Liabès, Sidi Bel Abbès, Algérie
Introduction :
L’asthme pédiatrique est une pathologie chronique fréquente, dont la prise en charge repose principalement sur les corticostéroïdes inhalés et les bronchodilatateurs. Toutefois, les effets indésirables associés à ces traitements ont conduit à un intérêt croissant pour les thérapies complémentaires à base de plantes.
Objectif :
L’objectif de cette revue systématique est d’évaluer l’efficacité et la sécurité des plantes médicinales et des préparations phytothérapeutiques dans la prise en charge de l’asthme chez l’enfant et l’adolescent, à partir des essais cliniques randomisés disponibles.
Matériel et méthodes :
Une revue systématique, dont le protocole a été enregistré dans le registre international PROSPERO (CRD42025640576), a été réalisée conformément aux recommandations PRISMA 2020. Les bases de données PubMed, Scopus, Cochrane Library et ScienceDirect ont été interrogées jusqu’en février 2025. Ont été inclus les essais cliniques randomisés, sans restriction de langue ni d’année de publication, portant sur des enfants ou des adolescents (< 18 ans) diagnostiqués asthmatiques, traités par phytothérapie seule ou en association avec un traitement conventionnel.
Résultats :
Vingt-cinq études répondant aux critères d’inclusion ont été retenues. Plusieurs plantes ont montré une amélioration des symptômes de l’asthme — réduction de la fréquence des crises, amélioration des paramètres de la fonction pulmonaire, diminution de la prise de corticostéroïdes — notamment Nigella sativa, Glycyrrhiza glabra, Thymus vulgaris, Curcuma longa et Eucalyptus globulus. La majorité des interventions étaient bien tolérées, avec peu d’effets indésirables graves rapportés.
Discussion :
La variabilité des formulations, la courte durée des interventions et l’absence de données standardisées ont cependant limité la généralisation des résultats.
Conclusion :
Néanmoins, certaines plantes médicinales apparaissent prometteuses en tant que traitements complémentaires dans la prise en charge de l’asthme infantile. Des essais cliniques supplémentaires, rigoureusement conduits et standardisés, sont nécessaires pour confirmer ces résultats.